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RaymondBurrtv

L'homme de fer et Perry Mason

L'homme de fer : pilote

    1. Pilote (Ironside)  ****

Scénario : Adaptation : Don Mankiewicz, d’après une histoire de Collier Young. Réalisation : James Goldstone.

L’inspecteur principal Robert Dacier manque être tué par un tireur inconnu. Il en réchappe mais reste paralysé. Désormais assistant, il enquête sur son propre attentat.

On est vite dans l’action avec ce pilote. Raymond Burr ne marchera pas plus que quelques minutes au début de la série. Aidé des sergents de police Eve Whitfield et Ed Brown, il recrute un voyou qu’il a fait arrêter : Mark Sanger pour l’aider dans les tâches quotidiennes. Il se constitue un équipe pour continuer un métier qui ne veut plus de lui de manière officielle en raison de son handicap.

Raymond Burr en Dacier s’affirme d’emblée comme un homme autoritaire et cassant, cachant un grand cœur. Don Galloway en Ed est le jeune premier type des années 60, tandis que Barbara Anderson, dans le rôle d’Eve, symbolise la femme non émancipée, obéissant à son chef sans discuter. La seule insolence, qui ne durera pas, vient au début de Don Mitchell, dont le personnage Mark dit préférer être handicapé que noir.

La série est très datée années 60. Dacier ne semble pas abattu par ce qui lui arrive et mène l’enquête à partir du projectile. Cela le conduit à une école militaire et à un délinquant juvénile (et poète), Anthony, qui s’était lié à une sculptrice professeur, Honor Thompson (Geraldine Brooks). L’action se déroule sur un mode trop rapide pour laisser du temps à la psychologie, excepté pour les rapports orageux sur fond de question raciale entre Dacier et Mark. Mais sur ce thème, on reste à la surface des choses et la série se veut de pure distraction. Le pilote aux Etats-Unis durait 98 minutes, il a été réduit en France, dès sa première diffusion en novembre 1969, à 55 minutes, d’où sans doute ce sentiment que les choses vont trop vite.

Série conservatrice, filmée de façon académique, il ne faut pas attendre autre chose de « L’homme de fer » qu’une série de pure distraction. Elle eut un grand succès dans la France de Pompidou, correspondant au conformisme de l’époque. Pour des raisons assez obscures, l’ORTF acheta massivement, jusqu’en 1973 (soit durant trois tranches de 13 épisodes en 69, 71, 73) des épisodes de la saison 1. Elle vaut aujourd’hui pour la nostalgie. Pour les français de l’époque, Raymond Burr n’avait pas été Perry Mason et à part les cinéphiles qui l’avaient remarqué dans « Fenêtre sur cour », il fut identifié à Robert Dacier. Comparée à « Hawaii Police d’état », série contemporaine, la série a mal vieilli. On passe un bon moment, les quinquas retrouvent un peu leur enfance. Si la série se passe à San Francisco, on ne voit pas assez la ville, et trop les studios. « L’homme de fer » semble cependant mieux avoir résisté à l’outrage du temps que « Mannix », autre grand succès américain sous l’ORTF.

 

Joel Fabiani (« Département S ») joue le rôle d’un médecin, le docteur Schley.

Geraldine Brooks (1925-1977) était une guest star des séries des années 60 : « Opération vol », « Le Virginien », « Mannix ».

Kim Darby (1947-) incarne Ellen Wells, la petite amie du suspect. Après une carrière télé (« Match contre la vie »), elle devint célèbre avec « Des fraises et du sang » de Stuart Hagmann (1970).

Ce pilote nous apprend que Dacier est veuf depuis longtemps.

Barbara Anderson (Eve) n’a jamais rien tourné pour le cinéma. On regrettera qu’après son mariage en 1971, sa carrière se soit limitée à de rares apparitions (7 épisodes de « Mission Impossible », un excellent « Hawaii Police d’état » avant de s’arrêter à la fin des années 70.

L'homme de fer : pilote
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